‹ Lueurs d'aurore [microforme]Chapitre 27 sur 95 · IDYLLE —- CHANSON · texte numérisé non relu

IDYLLE —- CHANSON

Refrain Viens, ma chérie, Par la prairie, Sous les grands bois, ah ! viens t’asseoir !

Viens, tout murmure Dans la ramure, Allons, tous deux, là-bas, ce soir.

Vois, derrière la montagne, Phébus là-bas descend des cieux, L- Et ses feux, dans la campagne, Brillent déja moins radieux.

; | Les voix.de la nature Vers le ciel vont monter, Et chaque créature À son tour doit chanter.

Refrain... Allons chanter, là-bas, ce soir.

IT

Loin du bruit allons ensemble, Dans le calme nous reposer, Sous le feuillage qui tremble, Viens, mon amie, allons causer.

Ta douce voix m’anime Quand tu mêles, le soir, Au concert unanime, | La note de l'espoir !

Refrain... Allons causer, là-bas, ce soir, III À st

Qu'il fait bon, sous la feuillée, Prêter l'oreille aux mille voix Dont notre âme émerveillée Subit le charme au fond des buis.

* Viens avec moi, mignonne, Dans les sentiers ombreux, Allons, ma toute bonne, : AHons rêver à deux! =

Refrain. Allons rêver, là-bas, ce soir. |

HEUREUX MOMENTS

Viens, enfant, goûtons les charmes

De ces moments délicieux,

D : Du monde oublions les larmes, Allons simer, plaisir des cieux !

Cés voix au doux murmure,

Ces souffles parfumés, PA ee *

Cette belle nature,

Tout semble dire : Aimez !

Refrain. .. Allons aimer là-bas, ce soir ! -

Septembre, 1887.

ne

Avez-vous pu jamais entendre, sans effroi, Tinter le glas funèbre au lugubre beffroi ?

M PR UD EU RU nb ie à 4

Un soir, c'était à l'heure où la lourde nuit tombe, Triste et seul je passais près du ‘ champ du repos; ” Mon oreille entendit des accents d’outre-tombe

Et des mots soupirés comme autant de sanglots,

C'était le jour des morts, et le glas monotone

Mélait à ces accents son refrain douloureux

Comme un hymne de deuil : le vent froid de l'automne ë Dans les bois dépouillés gémissait, langoureux. |

“ Joyeux mortels, heureux du monde Vons goûtez une paix profonde,

Au sein de vos plaisirs.

Vous vous moquez de la souffrance, Vous noyez tout dans l'espérance

De vos plus vains désirs !

Ignorez-vous notre détresse ?

. Oubliez-vous dans votre ivresse, Nos atroces douleurs ?.

Oh! notre voix vous importune ; Vous vous riez dans la fortune,

De l'exil r , ses pleurs !

Est-il bien vrai qu'amour et larmes, Que l’amitié, que tous ces charmes

Ne sont que de vains mots ?...

ni Est-il possible, Ô temps, 6 maître !

be, Qu'’ainsi tout doive disparaître pos; /” Dans la nuit des tombeaux ?...

, 6 Des exilés du Purgatoire, | Ah ! faites vivre la mémoire Dans un ‘“ de profundis,” O vous, du moins, qui sur la terre, tomne Dans un élan tout volontaire,

Vous disiez nos amis !

Quand viendront vos heures dernières, Si vous avez, par vos prières, ; *. Hâté notre bonheur ; Alors, notre reconnaissance Saura vous prêter l'assistance

De vrais amis du cœur !!”

Puis la voix fit silence et le glas funéraire

* Jetait encor sa plainte aux échos éplorés ; . Je l’écoutai longtemps près du champ mortuaire : , Ces accents enivraient tous mes sens atterrés ! fi. ss

Je n'ai jamais depuis entendu, sans effroi, Tinter le glas funèbre au lugubre beffroi !

Octobre, 1887.

LA MÈRE DE L'ÉPOUSÉE

LA MÈRE DE L'ÉPOUSÉE

HOMMAGE À MIMe À. A. L. B...

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