‹ Lueurs d'aurore [microforme]Chapitre 87 sur 95 · TU M'AIMES · texte numérisé non relu

TU M'AIMES

Et moi j'ai, longtemps, cherché, par le monde, Une âme à chérir, de la mienne sœur, S'épanouissant loin du vice immonde Et de ses forçats : rose de douceur

En parfums féconde,

Fraîche de candeur !

Parfums de haut prix : la pure tendresse, Le ferme courage et le cœur prudent, La Foi qui soutient quand le sort oppresse ; La femme-trésor, qui, le Ciel aidant,

Fait, d’une caresse,

Un fort, un vaillant !

Je pensais déjà : Cette fleur divine Ne fleurit donc plus aux champs d’ici-bas ?. .…. Soudain je te vois, et mon cœur devine Que la rose aimée est là, sous mes pas ; Et mon cœur s'incline

Vers ses purs appas.

Comme notre main pour les autres rosés, En saignant, mon cœut a pu la cueillir, J’ai connu l'angoisse et ses jours moroses Où l’âme s’abîme et pourrait faillir,

Sans les rêves roses

Pour s’y recueillir

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