TU M'AIMES
Et moi j'ai, longtemps, cherché, par le monde, Une âme à chérir, de la mienne sœur, S'épanouissant loin du vice immonde Et de ses forçats : rose de douceur
En parfums féconde,
Fraîche de candeur !
Parfums de haut prix : la pure tendresse, Le ferme courage et le cœur prudent, La Foi qui soutient quand le sort oppresse ; La femme-trésor, qui, le Ciel aidant,
Fait, d’une caresse,
Un fort, un vaillant !
Je pensais déjà : Cette fleur divine Ne fleurit donc plus aux champs d’ici-bas ?. .…. Soudain je te vois, et mon cœur devine Que la rose aimée est là, sous mes pas ; Et mon cœur s'incline
Vers ses purs appas.
Comme notre main pour les autres rosés, En saignant, mon cœut a pu la cueillir, J’ai connu l'angoisse et ses jours moroses Où l’âme s’abîme et pourrait faillir,
Sans les rêves roses
Pour s’y recueillir