TU M’AIMES
onde, À la vénérer lorsque je m’enivre, Et bois à longs traits ses parfums si doux, Va, je me croirais indigne de vivre Si j'osais ternir d’un souffle jaloux La fleur qui se livre A combler mes goûts.
L Sois bien confiante, et puisque tu m'aimes, Va luire sur nous la félicité !
se : Des jours sans amour les firmaments blêmes Deviendront d'azur : éternel été, Des plaisirs suprêmes, Sous l’astre enchanté !
Tu m'aimes ! mignonne, et moi je t'adore ÿ É. Je voudrais le dire en mille sanglots ; Le dire au matin, quand brille l'aurore, Au soir, quand Phébé caresse les flots :
F Le clamer encore
A tous les échos.
. Peut-être, entendant toute la nature Te redire ainsi mon amour pour toi, Ton cœur sentirait, chaste créature, Un plus fort élan le porter vers moi Qui d’une âme pure - Tai juré la foi ! Janvier, 1892.
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