‹ "Lui" devant l'objectif caricaturalChapitre 3 sur 95 · POUR LA LIBRE CIRCULATION DE LA CARICATURE · texte numérisé non relu

POUR LA LIBRE CIRCULATION DE LA CARICATURE

caricaturales qui représentaient on ne peut mieux les tendances, les aspirations des peuples germaniques et qui portaient, déjà, en elles les revendications de iSyo. Ce qui a fait sa faiblesse eût été sa force ; ce qui a perdu le pays l'ëiit peut-être sauvé.

oAprés la Prusse de Frédéric II, après la France de Napoléon III, voici, maintenant, l'Allemagne de Guillaume II ; la vôtre, Majesté.

Comme Napoléon F'', pour le monde entier, Majesté, vous êtes /'Empereur... tout court, et cela dit tout, le Kaiser, le César. Comme Napoléon III vous êtes Lui (ER), et l'Europe, qui regardait autrefois avec anxiété sur les bords de la Seine, aujourd'hui a les yeux éternellement fixés vers les rives de la Sprée.

Dous êtes l'idole, le dieu du jour. Les crayons du monde entier n'ont de mine que pour vous ; vous êtes, honneur peu commun — car n'est pas caricaturé qui veut, — le plus illustré des souverains. Pour Votre Majesté la Caricature a pu se montrer violente, acerbe, haineuse, irrévérencieuse à plaisir, rcsse souvent, injuste quelquefois : jamais elle ne vous a considéré avec indifférence.

Topularite vraiment extraordinaire, puisque, contrairement à la tradition historique, elle vise un monarque qui ne s'est encore illustré sur aucun champ de bataille. Puissance de l'esprit nouveau : c'est le plus pacifique des Empereurs qui est le plus universellement connu.

Comme l'Empire français, VEmpire allemand a cru devoir se défendre contre ces satires crayonnées, pour lui arme de combat, instrument de propagande sociale.

Toursuites à l'intérieur, confiscations à la frontière, le vieux moyen a été à nouveau employé... sans résultat. Il ne pouvait en être autrenient.

"Parce que — faire appel à toutes les sévérités de la Loi pour de simples plaisanteries, fussent-elles même irrévérencieuses ; voir, en

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