‹ "Lui" devant l'objectif caricaturalChapitre 46 sur 95 · LES ADIEUX DE METZ · texte numérisé non relu

LES ADIEUX DE METZ

L'Empereur d'Allemagne. — Vous pouvez vous retirer, mon ami. J'espère que vous n'irez pas vous amuser aux fêtes de Toulon! Le Prince de Naples. — Oh! Majesté, papa ne le voudrait pas!

Caricature de Assus. {Le Charivari Oranais, seiilembre 1893.)

* Caricature publiée à propos des grandes manœuvres à Metz, qui curent, en cette année, un retentissement considérable.

Le « Guillaume « d'Assus, aux gros yeux, aux grosses moustaches, donne bien l'idée du type quelconque qu'avait créé l'imagerie française. Le Charivari Oranais tint pendant de longues années une place importante dans la caricature algérienne.

ALEXANDRE ET DIOGENE (Guillaume et Bismarck)

Alexandre. — Puis-je faire quelque chose pour vous? Voulez-vous un château? Voulez-vous autre chose, que sais-je? Diogène. ■ — Laissez-moi mon tonneau, c'est tout ce que je vous demande.

{Punch, de Londres, 7 octobre i8(j3.)

* L'Empereur ayant rompu avec le chancelier, s'étant débarrassé de rhomme qui le gênait, qui contrecarrait ses vues personnelles, qui voulait continuer à faire du bismarckisme comme sous les règnes précédents, n'avait plus aucune raison pour être désagréable à celui qui avait rendu au pays les importants services que l'on sait. Il le visitait à Kissingen et l'entourait d'égards.

Bismarck, au contraire, qui s'était figuré qu'il mourrait chancelier, que jamais l'on n'oserait se priver de ses services, se montra jusqu'au dernier jour plein de rancune vis-à-vis de son vainqueur. Il était parti en faisant claquer les portes, en disant bien haut : « Ce n'est que pour tenir une promesse faite à l'Empereur Guillaume I" que je suis resté au service de son petit-fils. » Il refusa donc, systématiquement, toutes les avances de l'Empereur. D'où la caricature du Punch.

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