Mercure galant, juillet 1677, ^ • PP
2. Mercure galant, septembre 1677, VIII, pp. 200-24» et Gazette du 17 septembre 1677.
la tragédie-ballet Psyché de 1671. Travail considérable, car il s'agissait de pratiquer une compression de l'ancienne pièce sans rien éliminer du sujet, et de la faire tenir en quatre cents vers. Un succès éclatant récompensa Corneille de son labeur (19 avril 1078 ; le Mercure raconte qu'on courait à Psyché pour admirer le merveilleux talent de Lully1. Mais le poète, un peu vexé que la pièce ne fût jouée qu'à Paris, refusait d'écrire un autre opéra, et il fallut l'intervention du roi, de Racine et de Boileau, pour le décider à reprendre la plume. Corneille s'adjoignit un auxiliaire en la personne du jeune Fontenelle son neveu, auquel il adressa le plan de Bellerophon. Boileau prétendit même avoir collaboré à l'onvrage. assertion qui provoqua une rectification de la part de Fontenelle". Le plus fort, c'est que Quinault, qu'on tenait tant à écarter, y travailla officieusement et « retrancha la moitié de la pièce »3. Enfin, les exigences draconiennes de Lully auraient mis de Tlsle au désespoir pendant tout le temps que dura la composition de Bellérophon : « Pour cinq ou six cents vers
1. Les intermèdes delà première Psyché paraissaient intégralement dans la seconde. Mercure galant, avril 1678, pp. 38o, 382.
1. Elle fut adressée aux auteurs du Journal des savants. Boileau. modestement, aurait déclaré que tout ce qu'il y avait de passable dans Bellérophon lui revenait {Anecdotes dramatiques, I. p. 144 .