Boscheron. Vie de Quinault, pp
que contient cette pièce, assure Lecerf, M. de Flsle fut contraint d'en faire deux mille !. »
Dès la fin de 1678, les répétitions allaient leur train, et on pensait pouvoir passer en décembre, lorsque Lully tomba malade.
Surexcitée par l'attente et par les bruits qui couraient sur les merveilles de Bellérophon, la foule afflua au Palais-Royal le 3i janvier 1679; « On peut dire, relate le Mercure, que tout Paris y était, et que jamais assemblée ne fut ni plus nombreuse, ni plus illustre. » 2 Jamais non plus, on n'assista à pareille explosion d'enthousiame. Trente représentations consécutives ne parvenaient pas à rassasier la curiosité et l'admiration « du grand monde ». La beauté majestueuse du sujet, le puissant enchaînement des scènes, les divertissements si étroitement rattachés à l'action plaçaient Bellérophon au-dessus de tout ce qu'on avait vu jusqu'alors.
Au printemps, sa. vogue n'était pas encore épuisée3, et en septembre, pendant les fêtes du mariage de Mademoiselle avec le roi d'Espagne, en octobre, en présence de la duchesse de Hanovre, il recueillait de nouveaux applaudissements \
1. Lecerf de la Yiéville. Loc. cil. III, p. 198. a. Mercure galant, janvier 1679, P- 33i.