Mercure galant édit. de Lyon), décembre 1681, p
3 . Le Mercure trouvait très naturel que l'on distinguât Lully de la sorte : « Quand on possède un bel art dans le suprême degré, qu'on adjoute à la natureet qu'on la perfectionne, il n'est point de dignité où l'on ne puisse sic voir élevé ». [Mercure, édit. de Lyon. déc. 1681, p. 218).
tait l'accueil que lui ménageraient ses collègues. «Vos secrétaires, confessait-il à Louis XIV, ne mevoudrontplus recevoir. »« Ils ne vous voudront plus recevoir, repartit le monarque, ce sera bien de l'honneur pour eux. Allez, voyez M. le Chancelier. » Et Baptiste de courir chez LeTellier; alors le bruit de sa nomination se répand, et d'aucuns s'en indignent. On trouve le moment singulièrement choisi pour introduire une semblable demande. Gomment, « ce farceur, encore tout étouffé des gambades qu'il vient de faire sur le théâtre, demande à entrer au sceau » ! Louvois s'offense de la témérité de Lully, dont la seule recommandation consiste à avoir provoqué le rire. « Hé, tête-bleu, riposte Baptiste, vous en feriez bien autant si vous le pouviez. » « La réponse était gaillarde, dit Lecerf; il n'y avait dans le royaume que M. le Maréchal de La Feuillade et Lully qui eussent répondu à M. de Louvois sur cet air.1. »
Le « Mufti » disposait d'influences toutes-puissantes; Madame et le Roi parlèrent à Le Tellier, qui rabroua les secrétaires, et le 25 décembre, Lully achetait de la veuve de Joseph Clausel, moyennant la somme de 63 000 livres, la charge de secrétaire du roi possédée par son mari ; le 29, il envoyait sa soumission autographe, et, selon