‹ LullyChapitre 25 sur 65 · Lecerf. Loc. cit., III, pp. 191, 19a · texte numérisé non relu

Lecerf. Loc. cit., III, pp. 191, 19a

6o LULLY

l'usage, s'engageait à payer la quote-part des dettes contractées par la Compagnie. Reçu le même jour, et introduit dans la salle du conseil, il adressa ses remerciements à l'assemblée et, « ne trouva sur son chemin aucun confrère brusque ou impoli1. » Aussi, afin d'exprimer sa reconnaissance à ses nouveaux collègues, fit-il noblement les choses. Laissons la parole à Lecerf : « Le jour de sa réception, il donna un magnifique repas aux anciens et aux gens importants de sa Compagnie, e't le soir, un plat de son métier, l'Opéra2. Ils étaient vingt-cinq ou trente ensemble qui y avoient, ce jour-là, comme de raison, les bonnes places, de sorte qu'on voyait la chancellerie en corps, deux ou trois rangs de gens graves, en manteau noir et en grand chapeau de castor, aux premiers rangs de l'amphithéâtre, qui écoutoient d'un sérieux admirable les Menuets et les Gavottes de leur confrère le Musicien3 ».

Louvois ne garda point rancune à Lully, mais sa malice ne désarma pas. Rencontrant quelque temps après à Versailles le nouveau secrétaire, il lui glissa, en passant, un « bonjour, mon confrère », qui passa pour un de ses bons mots.

i. Lecerf. III, p. 192. E. CamfAràon. L'Académie royale de musique au XVIIIe siècle, II, pp. 147, 148. La soumission autographe de Lully est la pièce 878 du musée des Archives nationales.

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