‹ LullyChapitre 33 sur 65 · Dangeau. Journal, I, p. t\\Ç · texte numérisé non relu

Dangeau. Journal, I, p. t\\Ç

pour rendre grâces à Dieu du retour à la santé de Louis XIV. Afin de mieux marquer son zèle, le surintendant battait lui-même la mesure. « Dans la chaleur de l'action, rapporte Lecerf, il se donna sur le bout du pié, un coup de la canne dont il la battait ; il y vint un petit ciron qui augmenta peu à peu. M. Alliot, son médecin, lui conseilla d'abord de se faire couper le petit doigt du pié, puis, après quelques jours de retardement, le pié entier, puis la jambe1 ». La gangrène montait, mais Lully ne voulait pas entendre parler d'opération. On eut alors recours aux expédients. Un aventurier, qui se faisait appeler le marquis de Carette, prétendit tirer d'affaire le musicien, et les Vendôme lui promirent, dans ce but, une sommede 2 ooopistoles2. Comme bien l'on pense, tout fut inutile. Alors Lully demander son confesseur. On n'ignorait point qu'il travaillait à une pièce nouvelle, et l'Eglise prenait, dès cette époque, position contre l'Opéra ; le prêtre lui commanda de jeter au feu sa musique. Après quelque résistance, le musicien finit par céder et par indiquer un tiroir qui contenait ce qn'iiaxaitêcrit d'Achille et Polyxène. Le manuscrit brûlé et le confesseur parti, Lully se trouva mieux ; on le crut même hors de danger et ses

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