I. Thésée, acte II, scène
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profond et pénétrant. Thésée clôt la première manière de Lully.
Désormais, mieux assuré de ses moyens, il va assouplir son récitatif, le relier plus habilement aux airs caractérisés, estomper l'aspect de marqueterie mélodique qu'offrent trop souvent les ouvrages antérieurs. En outre, il élimine complètement le comique pour orienter l'opéra vers un idéal de galanterie romanesque. Atys est une idylle amoureuse et rien que cela. On sent le poète et le musicien hantés par l'exemple des tragédies raciniennes, et la scène d'amour du premier acte à' Atys a pu très justement être comparée à certaines scènes de Bérénice. De là, un caractère trop uniformément langoureux qui persiste même lorsque le tragique devrait surgir, brusque et poignant, comme au cinquième acte, où Atys frappé de folie par Cybèle tue son amante Sangaride, puis revenu à la raison, saperçdit du forfait qu'il a commis et se frappe à mort. Seulement, que de progrès au point de vue de la plasticité du récitatif et de la netteté des airs! L'air fameux de Sangaride : « Atys est trop heureux1 » compte parmi les meilleurs du musicien, comme aussi la plainte par laquelle Cybèle dit son inefficace résignation- :
i. Atys, acte I, scène 4a. Ibld, acte III, scè-nc 8.
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