‹ LullyChapitre 56 sur 65 · Parnasse français, p. 3g · texte numérisé non relu

Parnasse français, p. 3g

1. La vogue immense des airs de Lully est attestée par le grand nombre de recueils de ces airs qui furent gravés : Airs de la grotte de Versailles (1700). Airs de Proserpine (171 5;. Recueil des plus beaux endroits de tous les opéras de M. de Lully. Les ouvertures des Opéras de M. de Lully, propres à chanter et à jouer (1725). La même année 1725, le grand Couperin publiait un concert instrumental sous le .titre d'Apothéose consacrée à la mémoire immortelle de lin-

INFLUENCE DE L'ART DE LULLY i3i Si la réputation de Lully fut considérable en France, elle ne le fut pas moins à L'étranger, en Italie, en Allemagne, en Angleterre, en Hollande. Corelli confessait au cardinal d'Estrées avoir beaucoup étudié ses œuvres1. Si l'on en croit Lecerf, le joueur de basse de violon Teobaldo di Gatti se laissa attirer à Paris par le renom que les opéras de Lully avaient acquis en Italie, et Rousseau déclare, d'autre part, dans son Dictionnaire, avoir vu d'anciens opéras italiens notés avec une ouverture de Lully en tête.

Au delà du Rhin, la célébrité de Lully était fort ancienne, car dès 1672, à Dresde, on lui comparait un musicien de l'Electeur, Sorlisi. En 168.1, Regnard assistait à Hambourg à une représentation XAlceste et, la même année, à la cour de Hanovre, Farinel faisait applaudir des airs du fameux Lully2. Sous l'influence d'élèves ou d'admirateurs de Lully comme S. Cousser, G. Muffat et J. Fischer, l'ouverture à la française prit une grande extension en Allemagne. Cousser, dans sa Composition de Musique suivant la méthode française de 1682, dit s'être efforcé « d'imiter le

comparable M. de Lully. À l'étranger, la mode était aux airs de Lully. et la bibliothèque de Carlsruhe possède un Recueil des symphonies de Thésée, Isis, Atys, Alceste, etc.

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