‹ Luther et la réforme au XVIe siècleChapitre 44 sur 50 · LA MORALE · texte numérisé non relu

LA MORALE

général viennent de temps en temps fausser leur vue, jamais un avantage personnel n'a fait dévier leur chemin ^

Voyez les princes! recueillez le dernier soupir de Frederick le sage, cet humble et ce croyant; suivez Jean son frère à la Diète d'Augsbourg, considérez de quelle vigueur il relève la Réforme et la remet sur ses pieds ; entrez au cachot de Jean-Frédérick le magnanime, écoutez cette confession si simple, si décidée, contemplez ce regard paisible et résolu, devant lequel Charles-Quint se détournai

Que vous dirai- je? C'était le temps où t'rançois P% le roi chevalier, se faisait dispenser par avance de tenir la foi qu'il allait engager à Madrid en signant le traité.

Mesurez, Messieurs, l'espace qui sépare cette morale-là — Clément Vil avait sanctionné le parjure — de cette autre morale à laquelle Obéit l'Électisur.

Jean-Frédérick est dans les fers, comme François !•% le même Charles-Quint les détient et les menace. Que répond la conscience du prince réformé ? —Je ne puis.

^ Le cachot s'est refermé ; mais la conscience a vaincu.

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