‹ Luther et la réforme au XVIe siècleChapitre 48 sur 50 · N0TE3 43S · texte numérisé non relu

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trouvé nécessaire de nous donner les Écritures, par conséquent, dô nous soumettre à une vérité. Plus larges que Paul, qui ne voulait pas qu'où scandalisât leâ /à/bîeSy mais qui avait soin de déclarer qu'ils étaient faibles, et qui relevait nettement leufs erreurs.

D'où vient, je vous prie, que la théorie des vérités itidifférentes ne se trouve nulle part dans la Révélation? C'est qu'un pareil système anéantit la Révélation.

Du tnoment^qu'il y a dans la Bible des vérités indifférentes, un triage doit s'opérer j il faut choisir. Qui choisira f moii Encore un coup, voilà Dieu détrôné, et l'homme usurpateur. Tout dévie et tout s'égare. La conscience reçoit une blessure dont elle aura peine à guérir. Elle apprend à dédaigner le vrai. Elle apprend â ne pas subir devant toutes les vérités, cette servitude qu'accepte tout affranchi de Jésus. Elle apprend à se demander, en face de chacune : laquelle faut-il méconnaître, laquelle faut-il servir? La question d'utilité remplace la question de vérité. Le problème ne se pose plus en ces termes : qu'est-ce que Dieu a dit? Le problème consiste à savoir ce que l'homme dira. Telle vérité trouvera-t-elle grâce devant sa raison? telle autre n'empôchera-t-elle point un compromis? — Prenons celle qui doit réussir, lâchons celle qui doit échouer! l'important, c'est le succès.

Pour concilier la'soumission à l'Écriture avec la désobéissance aux vérités, on a inventé un autre système, le système de l'indépendance à l'égard de tout ce qui n'est pas défendu.

Ceci mène Icn. L'Écriture formule peu de condamnations ; elle n'a défendu m le culte des saints, ni le culte de Marie, ni celai des images, ni les macérations, ni les aubes, ni les surplis, ni l'eau bénite, ni la messe, ni la hiérarchie, ni Je pape! — La Révélation ne procède pas à la manière du Gode pénal. Elle n'a pas libellé en ar-*

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ticles officiels, les présentes et futures prohibitions. Elle a donné l'exemple apostolique; l'exemple apostolique fait loi. Quiconque, sous prétexte que TÉcriture ne l'a pas formellement défendu, se permet d'agir contrairement à la manière dont les apôtres ont agi, brise tout simplement le joug de Tautorité suprême, et se sous* traira sans peine aux ordres, quels qu'ils soient; qui lui paraîtront gênants. Avec un système pareil, on peut tout se permettre ou peu s'en faut. Au fond, c'est la liberté de faire ce qui nous plaît En vain l'apôtre Paul a-t-il pris soin d'enseigner a comment il faut se conduire dans rÉglise du Dieu vivant, » on se conduit d'une façon exactement contraire; car enfin, faire le contraire n'est pas défeadui

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