LA VRAIE FORMULE DE L* ABSOLUTION
formules d'absolution usitées au confessionnal pour la remission des péchés, il est absolument impossible d'en trouver une seule, où il soit question d'oeuvres personnelles ou étrangères. Partout, nous trouvons simplement : « Je t'absous de tes péchés 4, » et cela, en vertu de l'autorité de Jésus-Christ et non en raison des œuvres2. Jamais et en aucun lieu jusqu'à l'époque de Luther, et, du reste, pas plus depuis lors qu'auparavant, il n'a été question des œuvres dans l'absolution. Gerson, par exemple, ne connaît pas d'autre formule d'absolution que le : « Je t'absous de tes péchés », etc. 3. Les manuels pratiques tels que le Manuel des confesseurs de Nider 4, la Méthode pour la confession de l'évêque
peccatis in nomine Patris, etc. Sans parler d'autres rituels, les docteurs « monastiques » eux aussi s'expriment dans le même sens. S. Boîîaventure (4 Sent., dist. 17, p. 2, dub. 5) dit : « Sacerdos primo absolutionem dat per modum deprecativum dicens : « Indulgentiam tribuat » etc., et post : Et ego absolvo te. Rien ici de l'addition. S. Thomas (3\ qu. 84, a. 3) (ainsi que tous les autres) ne connaît pas d'autre formule d'absolution que : Ego te absolvo, etc. : il ne suffit pas de dire simplement Misereatur... Indulgentiam... Ibid., ad 1. Il traite longuement ce sujet dans l'opuscule 22, De forma absolutionis ; au chap. 2, il rapporte la manière de voir commune aux professeurs de Paris sur l'essentiel de la formule de l'absolution, qui se réduit aux mots : Ego te absolvo. — Eugène IV a de nouveau déclaré quelle était la formule de l'absolution. (Concilia, éd. Coleti XVIII, 45o).