‹ Luther et le luthéranisme; étude faite d'après les sourcesChapitre 155 sur 283 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

3. « Id est, cum discretione, ne quid nimis sit, sed cum temperantia vestra corpora castigetis, ut non naturaj defectu cogantur dissolvi, sed vitiis rnori. Migne, Pair, lat., t. 191, c. iti$G.

U. Ibid. Je recommande la lecture des développements si pleins de bon sens que David donne ensuite^

faire son salut1 ». Pour ce qui est en particulier des pénitences corporelles, ce n'est pas par elles-mêmes qu'elles sont agréables à Dieu, mais en tant qu'elles accompagnent la douleur de l'âme. Et il donne comme règle ce principe qu'il avait trouvé dans toute l'antiquité chrétienne : dans les mortifications corporelles, il faut toujours se garder des extrêmes ; ne pas être trop large, pour ne pas se laisser entraîner par les tendances de la chair, ni trop sévère, pour ne pas anéantir la nature2.

Sur ce point, l'ordre des Ermites de saint Augustin ne faisait que se rattachera la tradition. En dehors des statuts dont nous avons déjà parlé, on en trouve une preuve palpable dans deux ouvrages très répandus et très lus dans cet ordre : les Sermons de saint Augustin aux Ermites, et le Livre intitulé Vie des Frères, par le Frère Jordan de Saxe3. On sait aujourd'hui que le premier a pour auteur un ermite de saint Augustin, quoique dans les premières années de sa vie religieuse, Luther ait soutenu contre Wimpfeling qu'il remontait à saint Augustin lui-même4. 11 y est maintes fois question du jeûne, mais à chaque fois on rapporte le mot

i.De sexalis Seraphim, c. 2, n. 7 (Opp.., éd. Quaracchi, VIII, i3A).

2. In Sentent. IV, dist. i5, parte 2', a. 2, qu. 2, ad 1 et 8. Comme preuves, il cite le passage de Guillaume de S* Thierry que nous avons donné plus haut. Dans sa Legenda S. Francisci, c. 5 (Opp., VIII. 5r8, p. 7), S' Bonaventure dit, avec S* Bernard, que la « dis crétioo » est la « conductrice du char des vertus » (Auriga vir- Ifitum).

3. « Augustin! » Sermones ad Fratres in eremo. — Liber qui dicitur Vitas Fratrum composites perFr. Jordanumde Saxonia. (Jordan

i Saxe ou de Quedlinbou U. Weim., IX, 12 (1509).

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