‹ Luther et le luthéranisme; étude faite d'après les sourcesChapitre 160 sur 283 · L'IMITATION DE J.-C. GÉRARD DE ZUETPHEN · texte numérisé non relu

L'IMITATION DE J.-C. GÉRARD DE ZUETPHEN

porels (c'est-à-dire dans les mortifications), il faut toujours observer une juste mesure ; et ils ne conviennent pas également à tous * ». « Quelques-uns, faute de précaution, se sont perdus par la grâce même de la dévotion, parce qu'ils ont voulu faire plus qu'ils ne pouvaient, en ne tenant pas compte de la mesure de leur petitesse, et suivant plutôt le zèle de leur cœur que le jugement de la raison. Et, parce que leur présomption les a emportés à de plus grandes choses qu'il ne plaisait à Dieu, ils ont bientôt perdu la grâce... Ceux qui sont encore nouveaux et inexpérimentés dans la voie du Seigneur peuvent facilement se laisser tromper et abattre, s'ils ne se gouvernent pas par l'avis des personnes sages. Que s'ils aiment mieux suivre leur sentiment que de s'en rapporter à ceux qui ont de l'expérience, ils feront une fin funeste2 ».

Pour être bref, je laisse de côté plusieurs écrits importants de cette époque, par exemple, les opuscules de Thomas à Kempis ; j'aurais fait de même pour Gérard de Zuetphen, de la fin du xiv* siècle, si, de bonne heure, Luther ne l'avait estimé et vanté à cause de sa « saine théologie », tout en l'identifiant à tort avec le célèbre Gérard Groote 3. Dans les Ascensions spirituelles, que Luther a précisément en vue, Gérard

i. Imitât., I, 19, 4.

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