LUTHER APOSTAT REPREND CES PRIÈRES
au ciel, ni nulle part ailleurs, ce n'est qu'une idole d'un cœur mauvais. Le vrai Dieu dit plutôt : « Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive » *. Mais qui donc avait appris à Luther à connaître ce vrai Dieu? Ne serait-ce pas l'Eglise, dans le bréviaire de laquelle, depuis son entrée au couvent, il lisait ce magnifique répons du temps du Carême : « Je tomberais dans l'angoisse, si je ne connaissais ta miséricorde, Seigneur. Tu as dit : Je ne veux pas la mort du pécheur, mais plutôt sa conversion et sa vie ». Et comme preuve l'Eglise rappelle l'exemple de la Chananéenne et du publicain2. Le vrai Dieu, il l'entendait encore parler de la même manière dans un répons du premier dimanche de Carême et dans l'antienne de Tierce pour toutes les fériés du carême. Devenu prêtre, il rencontra ces mêmes paroles du vrai Dieu au début des oraisons des messes Pour un ami pécheur, Pour toute tribulation, Pour le danger de mort et la