I. Bréviaire, fol
a. Voici, de fait, cette oraison telle que la cite Marsilb d'Inghen : « Et supplicat ecclesia : « Voluntates nostras, quesumus Domine, aspirando preveni », quia sine speciali Dei preventione nihil possumus boni ». In II Sentent., qu. 18, a. 4 (Argentine, i5oi, fol. 296). L'oraison liturgique commence par « Actiones », et non par « Voluntates ».
3. Secrète du samedi de la quatrième semaine de Carême et du IV dimanche après la Pentecôte : « Ad te nostras etiam rebelles compelle propitius voluntates ». Missel, fol. 5ib et 137.
II. C'est la prière que Luther récitait chaque jour à l'office de prime : « Exurge, Christe, adjuva nos, libéra nos propter nomen tuum. » Bréviaire, fol. a5 ; 72".
5. //* dimanche de l'Avent: « Excita, Domine, corda nostra ad pnpparandas Unigeniti tui vias ». Missel, fol. i\ — Premier dimanche de l'Avent: « Excita, Domine, potentiam tuam etveni»» — et au IV dimanche l'Eglise ajoute : ce Et magna nobis virtute succurre, utper auxilium gratice tuae, quod nostra peçcata prsepe-
celle-ci : a Anime, Seigneur, la volonté de tes fidèles t. » Car Dieu seul peut nous donner de vouloir et de pouvoir ce qu'il nous commande 2. Et, alors même qu'elle a commencé sous l'influence de la grâce prévenante, cette volonté courbée vers la terre doit nécessairement encore être accompagnée par la grâce, non seulement pour continuer l'œuvre, mais aussi pour ne pas s'y complaire 3. Non pas une fois par an, mais chaque matin Luther devait réciter la prière: « Dirige nos actes selon ton bon plaisir, etc 4. »
D'après la doctrine de l'Église, la conversion n'est donc pas l'œuvre de l'homme, mais de Dieu. Le point essentiel de la confession, le repentir du cœur, est lui
diunt, indulgentia tuae propitiationis acceleret ». Fol. 6". — Mercredi de la 3' semaine de l'Aven t : « Festina, ne tardaveris, et auxilium nobis supernse virtutis impende ». Missel, fol. 3". Après son apostasie. Luther traduisit à peu près mot pour mot la première de ces collectes. Erl., 5G, 326.
i. « Excita, quœsumus Domine, tuorum fidelium voluntates ». Missel, folio i5a\
a. Oraison après la io* prophétie du Samedi Saint : « Da nobis et vclle et posse quae prœcipis ». Missel, fol. 91". De même dans une autre oraison pour la procession qui avait lieu pendant les vêpres du dimanche de Pâques.
3. I" dimanche après la Pentecôte : « Prœsta auxilium gratia) tuae, ut in exequendis mandatis tuis et voluntate tibi et actione placeamus ». Missel, fol. i33. — XVIII* dimanche après la Pentecôte: « Dirigat corda nostra, quaesumus Domine, tue miserationis operatio, quia tibi sine placerc non possumus ». Ibid., fol. 1/19. — XIV dimanche après la Pentecôte : « ... de cujus munere venit, ut tibi a fidelibus tuis digne et laudabiliter serviatur ». Bréviaire, fol. 174; missel, fol. t 4 1".
4. Dimanche dans l'octave de Noël : « Dirige actus nostros in beneplacito tuo ». Bréviaire, fol. 55. Dans VOrdinarium (c. 30, fol. Hiiij) on voit que cette belle collecte devait se réciUr tous les jours après la sainte messe.
aussi l'œuvre de Dieu ; autrement pourquoi rfSgftaè dirait-elle : « Donne-nous un cœur pénitent » j ? A Tierce de toutes les fériés, Luther lisait ce capitule : « Guéris-moi, et je serai guéri, sauve-moi, et je serai sauvé », immédiatement suivi du verset : « Guéris mon âme, car j'ai péché » 2. Tous les jours, il disait au pied de l'autel : « 0 Dieu I d'un seul regard tu nous donneras la vie, et ton peuple se réjouira en toi 8. » C'est Dieu qui doit nous donner de nous détourner du péché et de nous tourner vers lui. Aussi, tous les jours, au commencement de Compiles, l'Église dit : « Convertis-nous, ô Dieu, notre salut 4 », et elle répète souvent cette invocation 5. Pour cette raison et d'autres encore, elle redit onze fois le jour : « O Dieu, viens à mon aide; hâte-toi, Seigneur, de me secourir6». Ce
i. « Etpœnitens cor tribue. » Vers do l'hymne : Jam Christt sol justilie, à l'office de laudes pendant le Carême. Bréviaire, fol. 272*. En i5i8, Luther cite encore ce vers : « Fac (Deus) paenitentem, quem jubés pamitere. Et sic cum b. Augustino ores: « Da quod jubés, et jubé quod vis », et cum Ecclesia : « Et cor paenitens tribue » (Weim., I, 3a 1, 20).