‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 107 sur 278 · Erlangen, 5o, 8/19 (iSaS-iôsg · texte numérisé non relu

Erlangen, 5o, 8/19 (iSaS-iôsg

2. Ci-dessus, t. I, p. 20, il\l\-ilib : « Garnis meae indomitae uror

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ainsi toute sa vie. Aussi ne désirait-il nullement que Dieu le jugeât d'après sa vie ^ ».

Ses manières, sa langue obscène n'étaient que l'expression de ses sentiments intérieurs ; à ce point de vue, il représente l'apogée de la grossièreté de son siècle, tout comme par sa doctrine, il a mis le comble au courant de la décadence antérieure et contemporaine 2. Grossièreté et doctrine contre les œuvres se résument dans le même axiome : se laisser complètement aller ; et ce sont deux conséquences d'un même principe : La concupiscence est absolument invincible. Et du reste nous savons qu'en sens inverse, ce principe lui-même était le produit d'expériences antérieures. Par son cynisme, la grossièreté de sa parole et de ses écrits, Luther ne s'élève pas au-dessus de n'importe quel garçon d'écurie, gardeur de porcs ou balayeur de rues à son époque. Sur ce point, on ne pouvait pousser le scandale plus avant. Bien loin de s'opposer à la grossièreté de son siècle, d'avoir cherché à élever et à ennoblir les goûts grossiers du peuple à qui il s'adressait, Luther, directement et indirectement, a contribué plus que tout autre à l'accroissement de cette grossièreté. Là, il a été vraiment grand 3 î

magnis ignibus... ; ferveo carne, libidine, pigritia, otio, somnolentia... ; peccatis immergor ».

1. Preger, Luthers Tischreden ans den Jahren 1531 und 1532, n' 545.

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