‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 113 sur 278 · Ci-dessus, t. III, p. SSg et suiv · texte numérisé non relu

Ci-dessus, t. III, p. SSg et suiv

l66 IGNORANCE DE LA DOCTRINE CATHOLIQUE

ceux qu'avant lui on trouve dans les Pères, les exégètes et les théologiens. Il n'y dit censément rien de l'Ancien Testament ; pour ce qui est du Nouveau, nous n'avons pas besoin de lui pour savoir qu'il ne parle que du Christ et de la foi au Christ. Et c'est pourtant tout ce qu'il nous apprend : « Où trouve-t-on avec plus de clarté, écrit-il, que Dieu a créé le ciel et la terre, que le Christ est né de Marie, qu'il a souffert, qu'il est mort, qu'il est ressuscité, en un mot tout ce que nous devons croire i ? » Ainsi, les premiers mots de la Bible : u Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre », et quelques articles du symbole des apôtres. Quand il ajoute : (c Qui est assez borné pour lire ces articles et ne pas les comprendre », il a parfaitement raison. Et voilà « la pensée grandiose, la plus grandiose même dont l'Eglise et la théologie soient redevables à Luther » ! C'est Seeberg qui, du haut de sa monture guerrière, daigne faire descendre cet oracle sur nous.

Mais c'est peut-être que les Pères et les scolastiques, que l'Eglise entière avait obscurci cette vérité? Je mets, Seeberg au défi de le prouver.

Il y a plus : la phrase banale de Luther que nous cite Seeberg est en contradiction absolue avec l'idée fondamentale de Luther sur la Loi. La Loi, on le sait, est 1( centre des écrits de l'Ancien Testament. Or, d'après Luther, a l'Evangile et la Loi sont aussi opposés que le] sont le ciel et la terre, la lumière et les ténèbres. » La| Loi (( ne se borne pas à obscurcir la connaissance de 1< grâce ; elle nous enlève le Christ avec ses bienfaits, el

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