Geschichte der Logik im Abendlande {iSbb-i8']o), I
174 IGNORi^NCE DE LA DOCTRINE CATHOLIQUE
renée n'est pas plus heureuse que les autres. Alexandre d'OETïmcEN se contente d'écrire que saint Augustin (( appelle les vertus païennes des vices éclatants i )). C'était déjà ce qu'avait fait Leibniz, mais, d'une manière plus réprouvable encore : il donnait comme une « saillie de saint Augustin que les vertus des païens n'étaient que de splendida peccata, des vices éclatants 2 ». Si Leibniz avait lu saint Augustin, il aurait vu que la saillie consistait à attribuer cette parole à saint Augustin, et qu'en outre, identifiant le mot vice et le mot péché, il faisait preuve d'une complète ignorance de la langue de saint Augustin. Là où se trouve le grand Leibniz, la place de Harnack est tout indiquée. De fait, il nous dit : « Toutefois, c'est Augustin qui le premier fit le pas suprême par son affreuse théorie que toutes les vertus des païens n'étaient que des vices éclatants^ )). Mais plus prudent que son collègue Seeberg, il ne donne aucune référence de cette a affreuse théorie». En ne s'en tenant pas au mot latin, il est toutefois aussi imprudent que Prantl et TmEME *, car notre mot allemand « Laster » dit beaucoup plus que « vitium », surtout chez saint Augustin 5. Mais que faut-il penser de « l'affreuse théorie » elle-même ?