‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 129 sur 278 · Ci-dessus, t. II, p, 391 et suiv., surtout p. Sgh, n. i · texte numérisé non relu

Ci-dessus, t. II, p, 391 et suiv., surtout p. Sgh, n. i

3. Weim., IV, 343 (i5i4-i5i5). A cet endroit, Luther explique encore très exactement la parole de saint Augustin : « Debitores mortis eterne », mais Dieu « mutât nobis propter Christum eternam penam in temporalem ex maxima misericordia ».

t\. Dieckhoff, ouvrage cité, p. 35.

igÔ LES PROTESTANTS ET LA SCOLASTIQUE

fois, cela n'a rien à voir avec l'idenlification de la concupiscence et du péché originel. De plus, qui nie que tout homme ne possède le u vice », le défaut qui en tout, et même dans le Christ, cherche son bien propre, comme le dit Dieckhoff d'après Luther dont il dénature la pensée ^ ? Puis, comment, immédiatement après, Dieckhoff peut-il tirer cette accumulation de conséquences : u Ainsi la concupiscence du péché originel est le péché radical, la racine, la source, la cause de tout mal » ? La première assertion : la concupiscence est le péché radical, ne découle pas des thèses précédentes ; elle reste absolument suspendue en l'air; la seconde : la concui^iscence est la racine du péché n'a pas de connexion avec la première ; car la concupiscence est la racine du péché, sans être toutefois le péché originel lui-même. Au contraire, si elle est le péché originel, elle est alors le mal, et il est faux qu'elle n'en soit que la racine.

Dieckhoff (et avec lui maint autre théologien protestant), tâtonnait dans la nuit, privé de tout fil conducteur; aussi n'a-t-il pas remarqué que, dans la suite, Luther retombe toujours dans la doctrine catholique. Car même après avoir déjà formulé sa thèse que la concupiscence était absolument invincible, après

I. Luther ne dit pas : « le vice du péché originel », ainsi que Dieckhoff a cru le lire dans 0pp. varii argrmenti, t, I, i82(Weim., I, 98) (3i oct. i5i6), mais simplement : « ce vice ». Il est une suite du péché originel, mais il ne s'ensuit pas pour cela qu'il soit le péché originel lui-même : « Hoc autem vitium est in quolibet homine nisi per gratiam sanetur, et fuit ab initio mundi eritque usque in tinem, quia quaerit in omnibus, etiam in Ghristo, quaîsua sunt. »

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