Sur Biel, voir, ci-dessus, t. ÎII, p. iih, n. 3, i64 n. i
3. Dieckhoff, oiivr. cité, p. 5. C'est moi qui souligne. k' C'est moi qui souligne.
saint Thomas a compris le « péché originel » ; Dieckhoft a confondu les conséquences avec la cause. S'il avait lu saint Thomas, il l'aurait sans doute mieux compris ^ . Au reste, où le théologien protestant a-t-il trouvé le texte latin qu'il donne comme de saint Thomas : (( dans Vohcurclssement de l'esprit et le retour de la volonté vers elle-même ^ ? » Par là, il prouve une fois de plus qu'il n'a pas ouvert saint Thomas : ces expressions ne se trouvent pas dans ses questions et articles sur le péché originel. Les notions de Dieckhoff sur saint Thomas sont à la hauteur de celles de Kawerau ^.
I. Saint Thomas (i* a'**, qu. 85, a. 3) enseigne que la « blessure de la nature ( vulneratio naturae ) est une conséquence du péché de nos premiers parents». — i^ a"" qu. 83, a. 3 : « Peccatum originale per prius inficit voluntatcm quam alias potentias. » — De Malo, qu. l\, a. a, et 5 ad 2 : « Peccatum originale magis est in superioribus quam in inferioribus ».
a. (( In mentis obscuratione et voluntatis ad seipsum rccurvatione. » [Phrase latine intercalée dans le texte de Dieckhoff, et que nous avons traduite en français].
3. Dans sa première édition, comme on le sait, Denifle avait mis sur l'édition de Weimar des notes critiques qu'il a supprimées dans la seconde (ci-dessus, t. I, p. xiv, xxxviii). Dans ses notes sur le t. IV, édité par Kawerau, il faisait remarquer notamment l'ignorance où Kawerau était de S* Thomas (P. 46). Dans ses Dictées sur le Psautier, Luther a écrit : <( Hinc recle dicunt Doctorcs, quod homini facienti quod in se est, Deus infaillibiliter dat gratiam. » (Weim., t. IV, i5i4-i5i5^ p. 26a, /j). Au mot Doctores, Kawerau met en note : « Thomas von Aquino, Summa theol. II, 1, quœst. 112, art. 3 : « Hominis, quod in se est, facientis prœparationem ad gratiam infusio gratiaî necessario sive infallibiliter sequitur ». Or, disait Denifle, cette phrase ne se trouve pas dans S* Thomas : à l'endroit indiqué, elle ne se trouve, équivalemment, que dans la première objection ; et dans la solution de cette objection, S' Thomas n'admet pas cet axiome tel quel ; en outre, dans le corps de l'article il dit en sens contraire : « Si ex intentione Dei moventis est quod homo, cujus cor movet, gratiam conse-