‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 133 sur 278 · DTECKHOFF ET SAINT THOMAS D AQUIN · texte numérisé non relu

DTECKHOFF ET SAINT THOMAS D AQUIN

Puis voici que tout à coup nous rencontrons la phrase suivante : a Thomas a distingué la concupiscence, élément matériel du péché originel, et la perte de la justice primitive, élément formel, et il a compris ces deux éléments dans le concept du péché originel ^. » Si, comme il vient de nous le dire à propos de Pierre Lombard, u élément matériel » est synonyme « d'essence », qu'est-ce donc alors que « l'élément formel^? » Ce n'est pas trop exiger d'un auteur qu'il donne le même sens à des termes capitaux, au moins dans l'espace de quelques lignes : il s'ensuit donc que pour Dieckhoffc'est dans la concupiscence que saint Thomas a mis l'essence du péché originel ^ ! Mais, d'après saint Thomas luimême, c'est dans la privation de la justice originelle que se trouve l'essence de ce péché. De Thomas ou de DieckhofF, qui a le mieux compris Thomas ? En outre, comment cette dernière phrase de Dieckhoff sur l'élément formel et l'élément matériel concorde-t-elle avec celle qui précède, où l'on voit que saint Thomas a considéré le péché originel comme a une blessure

quatur, infallibiliter ipsam consequitur. » Ainsi concluait Denifle, Kawerau a cité S* Thomas sans vérifier sa référence, sans lire S' Thomas ; son excuse est qu'il n'a fait que suivre les méthodes en usage dans le monde protestant.

C'est à ce passage de la r" édition que Denifle fait allusion ici. Voir, en outre, ci-dessus, t. III, p. i66-igi (N. d. T.).

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