Luther s Lehre..., p. 5. C'est moi qui souligne
2. Sur ce point, voir Gietl, Die Sentenzen Rolands, (1891), i3/j.
3. De fait, en se fondant sur la sagesse de Dieckhoff, Kropats- CHEKécrit: «C'est dans la concupiscentiamalaquela scolastique thomiste a vu l'essence du péché originel » (Fr. Kropatschek, Die natârlichen Krâfte des Menschen in Luther's vorreformatorischcr Théologie. Greiswald, 1898, p. i3). Voilà les grands théologiens du protestantisme !
des qualités naturelles ? » Avant de condamner la scolastique, Dieckhofî eût dû au moins chercher à en posséder une lueur. Cette dernière confusion ne remonte même pas à Biel ; elle est tout entière de Dieckhoff. Il ajoute : « Avec une logique inflexible (!) la scolastique postérieure acheva d'en arriver à des conclusions semi-pélagiennes : elle écarta ces éléments plus positifs [la concupiscence, la blessure des facultés naturelles]. Scot et Oggam distinguent nettement la concupiscence et le péché originel en tant que tel. Pour eux, le péché originel ne consiste que dans la privation de la justice originelle ; la concupiscence n'est qu'une punition du péché de la chute, mais elle-même n'est pas péché » etc. ^. Ici, en réalité, Scot parle absolument comme saint Thomas, x^vec lui, il fait consister l'élément formel du péché d'origine dans la privation de la justice originelle, et l'élément matériel, dans la concupiscence, considérée non comme une inclination de l'appétit sensible, mais comme une inclination de la volonté à suivre cet appétit, auquel elle est unie, et à participera ses jouissances désordonnées. C'est ainsi, conclut Scot, que la concupiscence est l'élément matériel du péché originel ; autrefois, la concupiscence était arrêtée comme par des rênes sur la pente des plaisirs désordonnés ; par suite de la privation de la justice originelle, au contraire, elle est inclinée à désirer immodérément la jouissance 2.