PRÉTENDU SEMI-PÉLAGIANISME DES SCOLASTIQUES
celui qui iguore complètement ce qu'est le semi-pélagianisme. Voyons toutefois où saint Thom,as a écrit ces paroles. C'est en traitant la question : « L'homme est-il doué du libre arbitre ? » Il se pose ensuite cette objection. « Il ne paraît pas ; car celui qui possède le libre arbitre possède aussi la faculté de \ouloir et de ne pas vouloir, d'agir et de ne pas agir. Or, l'homme n'a pas cette puissance, puisque l'Apôtre dit : « Le vouloir ne dépend pas de celui qui veut, ni le courir de celui qui court )). A cette objection il répond : « Les paroles de l'Apôtre ne doivent pas pas être entendues en ce sens que l'homme ne veut ou ne court pas en vertu de son libre arbitre, mais que le libre arbitre n'y suffît pas si Dieu ne le meut et le soutient. » Où voit-on là du semi-pélagianisme ? D'après saint Thomas, la volonté commence-t-elle l'œuvre du salut, de sorte que ce ne serait qu'ensuite que la grâce nous viendrait en aide, comme le soutenaient les semi-pélagiens? A en]croire Dieckhoff", si tant est qu'il sût ce qu'était le semi-pélagianisme, telle serait l'opinion de saint Thomas.
D'après saint Thomas, écrit-il J[encorei, une préparation du côté de l'homme est nécessaire ; en sorte que nous voilà renvoyés au bien naturel [[préparant directement la venue de la grâce enjnous] ; saint Thomas, nous dit-il, parle « de la préparation à la grâce du côté de l'homme qui fait ce qui est en son pouvoir ». Et Dieckhoff nous renvoie à la première section de la seconde partie, question 112, articles 2 et 3. Or, dans