‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 14 sur 278 · Voir ci-dessus, t. III, p. kh^, n · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus, t. III, p. kh^, n

3. Pour Luther et Beyer, voir Loesche, Analecta Lutherana et Melanthoniana (1892), p. 2i3, n. 33/i ; pour Luther, Beyer et Mathesius, voir Lcesche, Joh. Mathesius, 1 (1896), p. 223. Voir en outre, ci-dessus, t. II, p. /i43, n. 2, et Paulus dans le Supplément scientifique de IdL Ger mania, 1897, n. i. Georges Besler, dernier prévôt de Saint-Sébald à Nuremberg et l'un des premiers propagateurs du luthéranisme dans cette ville, tomba dans une si profonde mélancolie (« comme si tout allait de travers dans l'Eglise [luthérienne] ») qu'en i536, il quitta sa femme au milieu de la nuit et s'enfonça un épieu en pleine poitrine. Siebenkees,

2 0 LA DOCTRIIVE DE LUTHER ET LA PAIX DE l'aME

Quelle cruelle ironie que les panégyristes de la doctrine luthérienne de l'imputation, les pasteurs protestants fussent contraints de constater que l'état d'âme de leurs fidèles était « la tristesse intérieure et l'accablement du cœur, les-pensées affligeantes, l'épouvante, le tremblement, l'effroi, et ceci notamment que l'homme est tenté au sujet de son bonheur éternel, qu'il sent son péché et la brûlante colère de Dieu, qu'il doute, désespère même de la grâce et de la miséricorde divines et qu'ainsi il perd de vue Dieu et le Christ ^ » Au milieu du xvr siècle, à l'époque par conséquent où la (( consolante » doctrine de Luther était déjà partout connue et embrassée avec passion, quelle cruelle ironie que de trouver cet aveu chez un protestant : « Jamais le besoin de consolation ne se fit aussi vivement sentir que de nos jours ^. » En effet, a plus que jamais, on entend dire, hélas, tous les jours que soit en parfaite santé, soit à l'heure de l'agonie, des gens tombent dans le désespoir, perdent la raison et vont, du moins quelques-uns, jusqu'à se donner la mort 3. » Quel

Materialien zur Nûrnhergischen Geschichte, II, 436, 754 ; dans Dôllinger, Die Reformation, II, 91 [traduction Perrot, II, 18/19, p. 87-88].

I. Trosthûchlein in hohen geistlichen Anfechtungen und schwermiitiger Trawrigkeit (Ihena, 1572), de Melissander, fol. A^. (Pensées de consolation dans les grandes tentations spirituelles et Vaccablement de la tristesse).

2.3. Magdeburgius, Eyne schône Artzney, dadurch der leidenden Christen Sorge und Triibnus gelindert werden. Lubeck, i555, f. i/|5. [Un beau remède pour adoucir les peines et les tristesses des chrétiens qui souffrent).

3. Baumgârtner, dans Dôllinger, II, 692-698 [traduction Perrot, II, 1849, 678]. Voir en outre, ci-dessus, t. II, p. 444, n. 4,

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