‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 143 sur 278 · LA GRACE DE J.-C. DANS SAINT THOMAS · texte numérisé non relu

LA GRACE DE J.-C. DANS SAINT THOMAS

SOUS la Loi ancienne, l'ont été nar la foi en Jésus-Christ; conséquemment, ils appartenaient au nouveau Testament, d'après ces paroles de l'épitre aux Hébreux 1 : « Moïse estima l'opprobre du Christ une richesse plus grande que les trésors des Egyptiens ^ ».

Dans l'article 2, saint Thomas enseigne que la loi nouvelle est l'achèvement de l'ancienne, laquelle avait aussi pour fin la justification. Quoique ne pouvant pas produire la grâce, elle la figurait par des rites cérémoniels et la promettait par des paroles ; à ce point de vue, la Loi nouvelle a parfait la Loi ancienne : elle nous justifie par la vertu de la passion du Christ ».

A la question 108, article 2, il montre que la Loi nouvelle règle suffisamment les actes extérieurs. « La Loi nouvelle ne devait faire des prescriptions ou des défenses dans le domaine de l'activité extérieure qu'autant qu'il était nécessaire pour nous conduire à la grâce ou pour nous en montrer le véritable et bon usage. Et parce que ce n'est pas de nous-mêmes, mais seulement par le Christ que nous pouvons mériter la grâce, le Seigneur lui-même et sans intermédiaire a institué des sacrements qui vous permettent de l'acquérir 3. »

Saint Thomas ajoute : « Les choses de la foi sont audessus de la raison humaine ; c'est pourquoi nous n'y pouvons atteindre que par la grâce^ ».

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