‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 16 sur 278 · Dans Cordatus, loc. cit · texte numérisé non relu

Dans Cordatus, loc. cit

8. Voir à ce sujet Dôllinger, Die Reformation, II, 688 et suiv. [traduction Perrot, II, 1849, 673-678], où l'on trouvera une liste d'hypocondriaques de ce genre ; les preuves à l'appui se trouvent dans le même volume, aux endroits où l'auteur parle de chacun de ces personnages en particulier, par exemple, p. 11 3, 117, 129-180, 25^, 370-371, /i57-/|58, C87-G88, 692 [trad. Perrot, II, 1849, P- 107» etc.].

2 8 LA DOCTRINE DE LUTHER ET LA PAIX DE l'aME

Que r « Evangile » de Luther ait jamais été utile à l'heure de la mort et dans les tentations, c'est ce que l'histoire ne dit pas. Lorsque, plus tard, les théologiens protestants, comme André Celichius, s'aperçurent qu'autour d'eux, cet Evangile n'avait plus de force consolatrice, et que u comme des païens oublieux de Dieu, les fidèles se laissaient envahir par le découragement et la tristesse et finissaient leurs jours dans l'angoisse, l'épouvante et le désespoir o, ils se dirent, à eux et aux autres, que dans les premiers temps du luthéranisme 1' « Evangile » avait eu une efficacité puissante et générale, et que c'était seulement depuis lors que, chez beaucoup, il n'exerçait plus la même influence salutaire i. En réalité, dans cette première période, ce serait en vain que l'on chercherait un seul cas où cette fameuse vertu de l'Evangile se serait révélée dans les angoisses de la mort ou dans les tentations.

Pendant sa vie monastique, Luther avait récité tous les matins ces paroles du psaume ii5 : a Elle a du prix aux yeux de Jéhovah la mort de ses fidèles ^ ». A cette époque, où sa mentalité était encore assez chrétienne, il concluait : « Ainsi donc toute peine supportée par amour pour le Christ est précieuse; nous le devons à la bénédiction du Christ ^. » Plus tard,

1. Geilchius, Bericht von den Leutcn, so sich selbst aus angst, verzweiffeUing oder anderen ursachen cntleiben. Magdeburg, 1678. (Sur ceux que la peur, le désespoir et autres motifs font se donner la mort), dans Dôllinger, ouv. cité, II, p. 53^ [traduction Perrot, II, iSAg, p. 619-520].

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