‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 17 sur 278 · LE PAPE NE CROIT A RIEN · texte numérisé non relu

LE PAPE NE CROIT A RIEN

lorsqu'il voulait être sincère, il n'osait contester que la mort des saints de l'Eglise catholique ne fût joyeuse i. Ne l'avons-nous pas même entendu témoigner que sous la papauté on craignait moins la mort, bien plus, que l'on regardait la mort comme une vie ^ ! Mais il lui fallait bien donner de ce fait des explications, fussent-elles des plus fantaisistes : il se rendait clairement compte qu'en reconnaissant la mort calme des catholiques, tandis que ses adeptes vivaient et mouraient dans l'angoisse et le désespoir, il faisait crouler sa doctrine capitale, et montrait le néant de la prétendue consolation qu'elle réservait ; il s'ensuivait naturellement cette conclusion : ce sont les catholiques, et non Luther et les siens, qui possèdent une doctrine consolante pour les âmes angoissées et désespérées. De là aussi ce mensonge que les catholiques et le pape tout le premier ne croyaient ni à la vie éternelle ni à l'enfer : voilà pourquoi ils pouvaient mourir tranquilles, a Pape et cardinaux ne croient ni à Dieu, ni à l'enfer, ni à une autre vie ; ils vivent et ils meurent comme les vaches, les cochons et autres bestiaux 3. » Ceux qui sont à Rome prétendent que nous autres Allemands (protestants), nous craignons la mort et le diable ; c'est une pure fable ; ils ajoutent qu'il ne faut pas avoir peur, parce que le jugement dernier n'arrivera jamais ^. » Et le voilà qui part en guerre contre les erreurs que sa déloyauté attribue ainsi aux catholiques :

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