‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 184 sur 278 · CHAPITRE VU. — « OBJECTIVITÉ » et « liberté d'esprit · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU. — « OBJECTIVITÉ » et « liberté d'esprit

DES théologiens PROTESTANTS, NOTAMMENT A l'ÉGARD DES

scolastiques i56-335

Prétendue objectivité protestante, i56.

Si. — Ignorance et parti-pris à V endroit des idées catholiques lôg-igi

Seeberg et la grande nouveauté enseignée par Luther que r « Écriture ne contient que le Christ et la foi au Christ », 160; — en réalité, l'Eglise catholique l'a dit de tout temps, et beaucoup mieux que Luther, i6i. — « Croire à Dieu, croire Dieu, croire en Dieu », 169. — Saint Augustin et les « vices éclatants », 172. — Contrainte et idées a priori, 178. — Aucune vie n'a été écrite avec moins de critique que celle de Luther, 182. — Luther a falsifié le droit canon; l'édition de Weimar n'en dit rien, x83. — Axiomes protestants traditionnels, 18G ; — la fin justifie les moyens, 188.

S 2. — Le protestantisme et la scolastique. — Dieckojf, Har-\ nack et saint Thomas d'Aquin igi-aSi!

Luther était intelligent, mais avait peu de science théolo-'j gique, 191. — Dieckhoff, «La doctrine de Luther dans sa forme première », 194 ; — son ignorance de la scolastique et

TABLE ANALYTIQUE 817

notamment de saint Thomas d'Aquin, 197 ; — il prend Gabriel Biel pour le représentant de toute la scolastique et accumule méprises et erreurs, 199. — Ilarnack et saint Thomas d'Aquin, ai/J. — Méprises colossales, 2i5; — Harnack ne comprend rien à saint Thomas, 228.

Haine infernale de Luther contre l'Eglise et la papauté, aSi ; — « on n'a jamais entendu dire qu'un hérésiarque se fût converti », 23Z|. — Que les protestants consentent à regarder sans idées préconçues, et ils diront : « Laissons Luther pour retourner à l'Eglise, a35 )>.

APPENDICE 1. — Les portraits de Luther .... 287

APPENDICE n. — L'image de la Papauté 24 1

LUTHER

AUX YEUX DU RATIONALISTE ET DU CATHOLIQUE

LUTHER

AUX YEUX DU RATIONALISTE ET DU CATHOLIQUE

Discussion de principes avec Harnacr et Seeberg *

Dans le camp protestant, mon ouvrage sur Luther et le Luthéranisme a produit l'effet d'un coup de foudre ! Quelle tempête contre le livre et contre l'auteur ! Ce serait vraiment à donner l'idée que l'on y lutte sans espoir pour sauver les derniers lambeaux de la légende de Luther. Comme sur un coup de baguette, la « furie protestante ^ » s'est répandue tout à coup

1. Cet opuscule parut au mois àe février 1904 : à la dernière page, Denifle dit que « nous sommes au 18 février », et Vimprimatar est daté du 19. Il y avait quatre mois et demi que la première édition du tome I" avait paru ; deux mois et demi après, devait paraître la seconde édition de la première partie de ce tome. (Voir, ci-dessus, t. I, p. xiii-xiv).

Nous avons donné à cet opuscule sa pagination et ses tables à part, afin qu'il eût vraiment l'aspect indépendant qu'il a dans l'original (N. d. T.).

2. Furor protestanticas. Allusion à l'expression Furor teutonicus, qui, elle-même, a été mise en avant par Bismarck pour faire oublier la furia francese (N. d. T.).

2 SUREXCITATION

en une vague écumeuse à travers tous les grands et les petits quotidiens protestants, allant du nord au sud de l'est à l'ouest de l'Allemagne, et même au-delà de ses frontières, avec un accord qui, de mémoire d'homme, ne s'était jamais vu. La note dommante a été une fureur aveugle et de grossières injures. Mais on s'est bien gardé d'attaquer la substance et les idées fondamentales de l'œuvre ; on a tourné tout autour, ravi de découvrir çà et là quelques oublis de détail, pour en conclure que l'auteur était un falsificateur et

pis encore. „

De ces attaques, la Po^te, de Berlm, nous offre un exemple caractéristique » : elle se borne à aligner mes thèses, mes reproches à l'adresse de Luther, de Melanchthon et des théologiens protestants modernes, sans rappeler un seul mot de mes preuves à l'appm. Puis, en même temps quelle dénie à ma méthode tout caractère scientifique, elle témoigne d'idées historiques vraiment fabuleuses ! Jusqu'ici, préteud-elle, il n est venu à l'esprit de personne de nier que, même avant Luther, on n'eût su que dans l'Ecriture tout convergeait vers Jésus-Christ. Et pourtant voila qu elle répète la phrase où Seeberg nous parle de « la voie nouvelle frayée par cette conception de Luther que Jésus-Christ est le véritable objet de l'Ecriture » i elle le dépasse même en absurdité en niant que dans l'Eglise, avant la Réforme, on ait connu pratiquement le don de soi-même à Dieu et a Jesus-Chnst,

:: ZL%!'ùhZlh dcr Dogmenrschichie (.895-898), II, ..0 ci-dessus, IV, i6o.

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