‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 197 sur 278 · LUTHER CONTRE LES NOUVEAUX ENVOYES · texte numérisé non relu

LUTHER CONTRE LES NOUVEAUX ENVOYES

diatement ainsi, comme si, pour nous faire croire à leur mission, il n'était pas nécessaire que Dieu confirmât leur parole et y coopérât par des signes qui l'accompagneraient, ainsi que par des promesses et des prophéties qui la précéderaient * ».

Même après son apostasie définitive, il formulait les mêmes principes contre d'autres, notamment contre ceux qui se séparaient de lui, et qui du reste avaient autant de droit que lui à prêcher des doctrines divergentes : (( De tout temps, lorsque Dieu a voulu mettre une doctrine à la place d'une autre, il l'a confirmée par des signes miraculeux ; lorsqu'elle était enfin établie et acceptée, alors il a cessé de produire des miracles - ». (( Celui qui veut enseigner une doctrine nouvelle ou différente delà doctrine reçue, écrit-il en 1627, celui-là doit être appelé par Dieu, et // doit confirmer sa vocation par de vrais miracles. S'il ne le fait pas, qu'il parte et qu'il aille au diable 3 ». Et deux ans auparavant il disait : « Comme le Christ avait à aller au-delà de Moïse, il a confirmé son Evangile par des signes. Dieu, en effet, ne révèle rien de nouveau sans le confirmer par des signes^ ». (( Quand une doctrine nouvelle nous est proposée, nous devons lui refuser notre adhésion Jusqu'à ce que des signes s'accomplissent^ ». Cette idée, que Luther avait gardée de l'Eglise catholique, concorde parfaitement avec notre thèse : pour lui,

1. Commentaire sur l'Epîlre aux Romains, fol. 235" [Ficker, lï, 348, et ci-dessus, t. III, p. aôS-aSy].

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