‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 215 sur 278 · Ed., 28, iU(i · texte numérisé non relu

Ed., 28, iU(i

3. Encîers, III, 176. (Ci-dessus, t. III, p. ^189.) A. Erl., Z,8, i36 (i53o-i532).

Dans ses moments lucides, et lorsqu'il parlait contre des adversaires, voilà ce que pensait Luther, et ce que souvent il a fort nettement exprimé K Aussi disait-il que dans le cas d'une nécessité, lui et les siens devaient être prêts à opérer des signes '^. Or cette nécessité était /ori urgente ! Mais comme ces miracles ne voulurent pas se produire, son esprit de sophiste lui fit trouver comme échappatoire que u l'Evangile » n'avait eu besoin de miracles qu'au début ; maintenant, ils n'étaient pas nécessaires 3. Déjà, la doctrine avait été si bien confirmée par des signes que personne ne devait la mettre en doute ^ ; désormais, elle était (( certaine et confirmée » ; aujourd'hui encore, prétendre exiger de tels signes, c'aurait été en réalité émettre des doutes sur la légitimité du baptême, du sacrement (de l'Eucharistie), et même de tout l'Evangile 5. Du reste, a c'était la même doctrine, la même Ecriture qui étaient aussi acceptées par le pape et par toutes les sectes » ^ !

A rencontre de ces affirmations fantaisistes, je repose ma question : la doctrine de Luther, son Evangile était nouveau ; il rompait avec toutes les notions que l'oiSI avait alors, et que jusqu'alors l'on avait eues sur la foi ; pour être cru, cet Evangile n'exigeait-il donc pas les mêmes preuves d'une mission spéciale qui avaient été autrefois nécessaire à l'ancien ? Autrement, où était

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