Erl., 5o, 87 (i
[\l\ LUTHER SUR SA MISSION
Dieu n'opère aucun miracle), afin de ne pas m' enorgueillir et de n'être pas détourné de la parole de Dieu par les ruses de Satan » ^. « Je l'ai souvent affirmé, dit-il ailleurs : je n'ai jamais désiré recevoir de Dieu la grâce de faire des miracles ; je me réjouis de pouvoir m'en tenir vmiquement à la parole de Dieu ; sinon, on n'aurait pas manqué de dire aussitôt : c'est le diable qui agit par lui » 2, Dans son impiété, le monde méprisait de tels signes ^. 11 osa même donner cet avis à ses adeptes : « Sans une nécessité pressante, personne ne doit se permettre de faire des miracles » * ! Bien mieux, réduit à l'impossibilité d'avoir jamais de miracles pour témoins de sa doctrine et de sa mission, il faussa le sens de la conduite de Jésus-Christ envers les Juifs, et à ceux qui demandaient des miracles il répondait : Les papistes « se scandalisent et se formalisent à notre endroit et disent : C'est le diable qui a fait ce peuple. Mais ils ne doivent voir aucun signe de nous » ^.
Pour tout homme qui Aoudra réfléchir, ces subtei fuges montrent clairement que Luther sentait comj bien ses adversaires avaient raison de demander à{ lui des signes comme lettres testimoniales de sa miî sion. De fait, il fut poussé comme inéluctablement des inventions puériles pour trouver des miracles ej