‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 23 sur 278 · Sermones, fol · texte numérisé non relu

Sermones, fol

3. Ibid. ; « Bonorum operum multiplicitas u tique forte sustentamentum est animœ morientis, ne corruat in desperationem... Sic et prœstat magnam fîduciam religioso recordatio multorum bonorum que fecit, scil. observantia non solum preceptorum Dei, sed et consiliorum, toleratio laboris pro Dei honore, adjutorium sacramentorum ».

4o LA DOCTRI>'E DE LUTHER ET LA. PAIX DE l'aME

de méchanceté, craignent le jugement rigoureux d'un Juge sévère ; ils n'ont pas d'espoir en Dieu, ils tremblent et s'épouvantent à l'heure du départ*.

J'ai déjà fait remarquer qu'à l'époque où Luther était encore un religieux passable, il n'a pas contredit ce jugement : des religieux qui savaient vivre selon l'esprit de leur état, il disait alors qu'ils étaient les plus heureux des hommes -. C'est ce qui ressort aussi de ce que vers i5i2 il disait à Barthélémy d'Usingen ; lorsqu'à cette époque Barthélémy s'ouvrait à lui de la pensée qu'il avait d'entrer chez les Ermites de Saint- Augustin, Luther ne savait comment lui recommander assez l'état religieux 3. Et pourquoi ? Serait-ce, comme il le répétera si souvent plus tard, parce qu'il savait par expérience qu'on y vivait et qu'on y mourait dans le désespoir? Nous ne voulons pas lui supposer cette basse méchanceté. Simplement, il avait précisément constaté en lui-même ou du moins chez les autres les sentiments que nous avons trouvés chez ses contemporains et chez ceux de saint Bernard *. En 1619 encore,

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