‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 232 sur 278 · Jean, /i · texte numérisé non relu

Jean, /i

(( l'essence du christianisme )) 63

(( Récits de miracles qui ont leur source dans l'intérêt que l'on trouvait à voir s'accomplir les données de l'Ancien Testament » ; — soit, dans une langue claire : Récits de miracles qui viennent d'une suggestion. Le cinquième groupe ne laisse pas non plus que de faire rêver : « Récits impénétrables i ».

Ce qu'on vient de lire suffît à montrer que Harnack a rompu avec l'essence du christianisme historique, puisqu'il a dépouillé son fondateur de son caractère divin. (( Par là, le mot de christianisme a perdu le sens précis qu'il a dans l'histoire, et le christianisme luimême, le sens qui ressort de sa longue existence ; dès lors, celui qui professe cette notion du christianisme peut bien se distinguer dans l'histoire, la philosophie de la religion : il a cessé d'être un théologien chrétien au sens historique du mot^ ». Et moi, j'ajoute: « Il peut bien resier protestant ; il a cessé d'être chrétien)). Récemment, Harnack lui-même l'a reconnu : « Un protestant, a-t-il dit, peut penser ce qu'il veut, on ne l'exclut pas du protestantisme... Je demeure protestant, sans aucun engagement contre ma pensée ^ >>.

Ces paroles nous font comprendre aussi la position que Harnack et tout rationaliste doit prendre à l'endroit de Luther. Si Harnack veut rester conséquent, il n'en peut pas adopter d'autre que celle que nous

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