C'est moi qui souligne
U. [P. Tschackert, Die unverànderte Aiigsbargische Konfession, Leipzig, 1901, p. i8Zf, note 21].
92 LA CRITIQUE DE HARNAGK l BAGATELLES
propos, c'est bien pour le grand professeur de Berlin. En voici une autre preuve.
Ce que je lui ai reproché, est-ce bien ce dont il vient de nous parler? Pas le moins du monde. Je dis à la page 189 : « D'après Harnack, l'état monastique est la vie chrétienne » 1. Pour qu'on ne se méprenne pas sur le sens de ses paroles, il met l'article en italiques ^. Cette phrase est la conclusion d'une discussion très confuse qui commence à la page 5, par les mots : « L'idéal commun à toute la chrétienté, c'est une vie vraiment chrétienne ». Puis, on voit que, d'après la doctrine catholique, le moine serait seul à atteindre cet idéal, et par conséquent que, d'après cette doctrine, état monastique et vie chrétienne ne feraient qu'un. C'est celte assertion que je combats : pour s'en convaincre, il suflit de feuilleter mon livre. Et n'avais-je pas raison de la combattre ? La conséquence de cette thèse insensée de Harnack. c'est que selon la conception catholique non seulement l'état monastique serait l'idéal catholique de la vie ^, mais encore et surtout que seul il serait la vie chrétienne, de sorte que celui qui ne serait pas moine n'atteindrait pas « l'idéal commun à la chrétienté »,