LA PAIX CONFESSIONNELLE )) II
à une autre question que quelques manœuvres diplomatiques ne sauraient liquider : c'est de savoir quelle position les catholiques, et notamment les théologiens, vont prendre à l'endroit de ce livre. C'est le cas de rappeler le proverbe : « Ce qui n'est pas pourra être ». Si la théologie et la littérature catholiques croyaient devoir en chœur exalter cet ouvrage, avec ou sans réticences d'habileté peu importe, alors ce qui n'est que le travail d'un particulier deviendrait un événement religieux. C'est ce que l'avenir nous apprendra ; et, à vrai dire, c'est le seul point intéressant au sujet de ce livre ! On verra si nos concitoyens catholiques pensent vraiment ce qu'ils disent, lorsqu'ils nous affirment si souvent leur objectivité et leur tolérance à l'égard du protestantisme ».
Est-ce là de la science ? Pourquoi sans cesse vouloir aller sur un autre terrain ? Uniquement et simplement parce que ces Messieurs espèrent que cette tactique leur sera avantageuse, parce qu ils espèrent que sur les catholiques elle produira plus d'effet que de savantes discussions, et parce qu'enfin, ils sont ainsi déchargés du soin de répondre avec des raisons sérieuses.
En 1901, longtemps avant qu'on parlât de mon Luther, Klein, un vicaire protestant au service du mouvement Los von Rom^, et le Docteur W. Staerk, de
dépend de Berlin. Denille, Autrichien et vivant à Rome, était étranger à ces préoccupations et à cette organisation. (N. d. T.). I. On sait que le Los von Rom (Loin de Rome, Abandonnons Rome) est un mouvement qui pousse à Tapostasie les catholiques autrichiens. Il remonte à 1897 ; à partir de 1899 l'agitation a pris de jilus grandes proportions. De 1898 à igro,