I20 LA CRITIQUE DE SEEBERG I DETAILS
Gharlottenbourg, près de Berlin, direcleur du Protestant, l'organe central de la théologie libérale protestante, poussaient à la « lutte » contre Rome, el cette lutte, disaient-ils, on ne pouvait ni ne devait la mener avec douceur. Inutile d'ajouter qu'en parlant ainsi ces deux hommes se sentaient forts de l'appui de leur parti. En rapportant ces paroles, le Journal populaire de Cologne faisait cette remarque d'une parfaite justesse : (( C'est une déclaration de guerre à l'Eglise catholique ! )) Avant l'apparition de mon ouvrage, un professeur de Halle faisait un rapport dans le même sens aux professées de religion protestante de la province de Saxe ; il y célébrait « l'armement de nos élèves pour la lutte contre Vultramontanisme » ; dans l'enseignement de la religion, de l'histoire de l'Eglise, de l'allemand et de l'histoire en général, il fallait leur montrer ce que cet ultramontanisme avait « d'antichrétien » et de (( pernicieux ». Le rapport fut approuvé k l'unanimité^. Des faits de ce genre sont innombrables 2. Mes
l'Eglise catholique d'Autriche a perdu 55.3 12 membres ; par contre, elle en a gagné 12.876 (yoiv Bonifaiiuskorrespondenz, 191 1, n° 7, p. 108). Sur le mouvement Los von Rom, voir Der Liigenkamp gegen die Kirche, deux discours tenus au V Congrès des catholiques autrichiens. Vienne, igoS ; Kirchliches Handlexikon, de Buchbergcr, Il (1912), col. 704-705, et la Bonifatiuskorrespondenz, qui parait depuis le i" janvier 1907 à TAbbaye bénédictine d'Emaus, de Prague. — En France, le Chrétien français et VExode représentent un mouvement du même genre, mouA-ement qui, comme le savent ceux qui se renseignent autrement que par des prospectus, a fort peu réussi (N. d. T.).
1. Yoiv Zeiischrift fiir das Gymnasialwesen (Berlin), octobre igoS, p. 686-687.
2. La Ligue évangélique, et tous les synodes, et les conférences pastorales, el les .journaux religieux protestants ne vivent à