‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 28 sur 278 · Erlangen, 17, g5 (i53i · texte numérisé non relu

Erlangen, 17, g5 (i53i

DÉGADETSGE MORALE. CAUSES ^9

l'œuvre du Christ par la foi seule, par une douce confiance ; que dans l'œuvre du salut toute notre activité était nulle, que le seul acte religieux dont nous fussions redevables à Dieu, c'était la foi ; que les bonnes œuvres n'avaient aucune valeur devant Dieu ; que l'activité morale ne relevait que de l'autorité séculière ; qu'il n'existait qu'un seul péché, celui d'incrédulité! ; que ce dont nous avions besoin, c'était d'être exhortés à croire et non à pratiquer la vertu 2, puisque u toutes nos œuvres n'étaient que des poux dans une vieille et sale fourrure ; qu'on n'en pouvait rien faire de convenable, qu'elles ne valaient pas un cheveu 3 ; alors ces foules, sur plus d'un point d'ailleurs déjà mûres pour la chute, furent alléchées; elles entendirent à merveille que la liberté chrétienne dont leur parlaient les nouveaux prédicateurs était la libération de toute loi, une libération de tous devoirs, du repentir, de la confession, de la pénitence, du jeûne et de la continence, toutes choses dont au surplus on leur parlait dans les termes les plus

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