‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 30 sur 278 · Erlangen, 20, 169 (i · texte numérisé non relu

Erlangen, 20, 169 (i

méprisants ; peu à peu, elles regardèrent même les bonnes œuvres comme nuisibles pour le salut, et elles finirent par s'échouer dans la liberté de la chair. Elles en vinrent à un état moral que Luther i et ses compagnons nous représentent comme horrible, en sorte que « si on eût voulu peindre l'Allemagne, il aurait fallu la représenter sous les traits d'une truie 2 )) .

Considéré dans ses effets, V « Evangile )) de Luther se révéla dès l'abord comme une école, une pépinière de vices et de péchés. L' « Evangile », au nom duquel on parlait de « Réformation évangélique » , de « chrétiens évangéliques », rendit les masses osées et endurcies dans le péché, auquel d'ailleurs elles étaient déjà habituées ^. « Comme la doctrine et l'Evangile de Luther étaient agréables à la chair, écrit fort justement ScHWENKFELD, dcs multitudes les acceptèrent sans plainte, très facilement et avec joie* ». Avec d'autres mots, c'est aussi ce que dit Luther : « Le mot « Evangile » signifie tout simplement un nouveau message, bon et joyeux, une doctrine et prédication qui annonce quelque chose que Von écoute avec grand plaisir. Il ne peut y avoir là ni loi ni précepte qui vienne exiger et tirer quelque chose de nous, nous menaçant de peines et de damnation si nous ne le faisons pas, car

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