‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 31 sur 278 · Erlangen, 8, 294(1525). Ci-dessus, t. 1, AG · texte numérisé non relu

Erlangen, 8, 294(1525). Ci-dessus, t. 1, AG

3. Ci-dessus (t. II, p. 142-166), j'ai déjà montré comment dans la suite une amélioration avait pu se produire ; ce que j'y dis du mariage s'applique aux autres ordres de faits.

k. Von der heiligen Schrift, ihrem Inhalt, Amt, rechtem Nutz, Brauch und Missbraiich (i5/t7), fol. 98.

LA DÉCADENCE CHEZ LUTHER 5l

c'est là un langage que personne n*eniend volontiers. Et quoique depuis longtemps et avec insistance on enseigne ces deux choses!, et que l'on essaie d'agir en conséquence, il n'en résulte cependant ni consolation, ni joie, parce que nous ne pouvons jamais satisfaire à la loi, si bien qu'elle ne cesse de nous harceler et de nous accuser. C'est pourquoi, puisque nous avions besoin de secours, il a fallu que Dieu nous envoyât une autre prédication, où nous pussions trouver la consolation et la paix. Et cette prédication est : « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé '^ ».

Logiquement, les effets que la doctrine de Luther produisit dans le peuple devaient tout d'abord se manifester en lui. De fait, c'est ce qui arriva. Sa première thèse, celle d'où sa doctrine et son Evangile prennent leur point de départ : la concupiscence est absolument invincible, cette thèse montre déjà que, dès i5i5, il était sur une pente dangereuse, qu'il s'abandonnait à ce qui flattait la chair, que, dans sa jeunesse, il avait manqué de maîtrise sur lui-même, d'empire sur ses passions et de discipline personnelle, bref de ce qui est le fondement de toute action morale. Lorsqu'il eut posé en principe qu'il devait désespérer de faire effort et qu'il eut rejeté sur le Christ l'accomplissement de la loi, ce fondement acheva de lui faire défaut. En admettant le principe, tiré de sa propre expérience, que a la concupiscence était absolument invincible ; que par sa loi, Dieu nous

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