‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 42 sur 278 · LA VIE MORALE DES (( ÉVANGELIQUES · texte numérisé non relu

LA VIE MORALE DES (( ÉVANGELIQUES

paravant » (c'est-à-dire sous la papauté ^). Une autre fois il avoue que les gens deviennent de vrais démons 2, qu'ils sont d'autant plus mauvais qu'on leur prêche davantage l'Evangile, et que la foi s'en affaiblit d'autant^.

Les faits criaient trop haut, ils étaient trop éclatants pour qu'il fût possible de les voiler. Mais Luther n'avait pas « l'âme simple », « la simplicité du cœur », capable de reconnaître que la cause directe de cette vie de désordres, c'était sa doctrine, son a Evangile ». Au contraire, il se borne à regretter que « sa doctrine ne se traduise pas dans notre vie et nos œuvres aussi parfaitement qu'elle le devrait* » ; puis à ceux qui rendaient cette doctrine responsable de la mauvaise con ■ duite des siens, il répondait en leur attribuant sa propre tactique ^ : pour fortifier leur position, ses

1. Weimar, XXVIII, 763 ; Erlangen, 36, An, Voir aussi Erl., 36, hok (1539), et In Galat., II, 352 (i535). (Ci-dessus, t. III, p. hiS). Voir en outre, ci-dessus, t. I, p. 87 ; — et, t. 1, p. 4^, un aveu semblable du franciscain apostat^ Eberlin de Gunzbourg. De même, dans Dôllinger, Die Reformation, I, 3o2 [trad. Perrot, I, i8/i8, 296- 298].

Page 1