An zwei Pfarrherren. Erlangen, 26, 281 (iSaS
3. Erlangen, 5o, 2/18 (i53o). Voir la récente brochure de Reich- MKvy, Der Zweck heiligtdie Mittel. [La fin justifie les moyens]. (Supplément aux Stimmen aas Maria-Laach, 86, Fribourg en Brisgau), p. 08-59.
doctrine 1. Chez Luther se vérifièrent les adages : « Sa vie ressemble à sa doctrine » ; « aux fruits, on reconnaît l'arbre ». On doit même lui accorder qu'il ne tira pas de son nouvel enseignement toutes les conséquences logiques.
Qu'une vie pieuse ou du moins moralement bonne soit la meilleure recommandation pour un maître en religion et pour sa doctrine, c'estce que reconnaissaient les humanistes allemands, dont depuis i5i8 Luther était le théologien. x\ristote n'avait-il pas dit que les traités sur la morale demandaient à ne pas rester théoriques, mais à être traduits en pratique, et qu'ils n'excitaient la confiance que s'ils étaient conformes aux actions'^. Aussi, au début, les humanistes ne se lassaient pas de faire ressortir la conduite irréprochable de Luther, de lui décerner même les éloges les plus outrés.
Erasme, qui applaudit aux débuts de Luther et qui pendant plusieurs années se montra favorable au mouvement qu'il avait provoqué, écrivait le i8 mai i5i8 au cardinal Wolsey : « Tous sont unanimes à louer la vie de Luther ; ce n'est pas une petite prévention en sa faveur que ses mœurs ne donnent pas la moindre prise à la malignité de ses ennemis euxmêmes*^. » En i5i9, il parlera dans le même sens*.