‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 5 sur 278 · Lôsche, Analecta, p. 277, n. ^4o · texte numérisé non relu

Lôsche, Analecta, p. 277, n. ^4o

U. C'est ce que rapporte son ami H. Weller : voir Libellas Welleri, collectas a M. Hempelo, (Lipsiae, i58i), p. 60.

LA MORT d'après LA NOUVELLE DOCTRINE l5

convulsions au moment de l'agonie viennent de ce que l'on a agi contre les commandements de Dieu, contre la loi, et qu'il ne sertderiende prétendre, par un tour de passe-passe, jeter ses péchés sur Jésus-Christ. Il a su par expérience que, dans ces heures sombres, sa doctrine sur Jésus-Christ qui a accompli la loi à notre place, sur Jésus-Christ et l'Evangile qui n'exigent rien de nous que la foi, que cette doctrine ne servait alors qu'à donner un vertige plein d'épouvante.

Pendant la vie, il est facile de s'emplir la bouche de mots sonores et de s'exclamer : « Le monde, le diable, la mort sont déjà vaincus. Le vainqueur, Jésus-Christ, a tout accompli et nous n'avons rien à y ajouter, ni à eftacer le péché, ni à vaincre le démon, ni à triompher de la mort. Déjà, tout cela git à terre ^ » ; a notre doctrine apporte une consolation assurée dans les derniers dangers de la vie 2 » ; « nous savons que nous avons un Dieu miséricordieux, qui ne se met pas en colère contre nous, même s'il nous fait un peu souffrir ; notre conscience est pure, nous avons la douce persuasion d'être les enfants de Dieu 3. »

Mais lorsque sonne la dernière heure, tout ce bavardage lyrique perd son efficacité ; alors le mourant sent que ce n'est pas une justification toute d'invention^ c'est-à-dire la simple croyance à la rémission des péchés*, mais une conscience réellement pure et bonne qui peut nous consoler et nous inspirer confiance en

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