Ci-dessus, 1. 1 (2* édition, igiS), p
2. Ainsi, en i52o, il appelle Luther : « virum juxtapium atque eruditum vereque theologum » (Corpus Reform., I, 187), si bien que ce premier libre-penseur du protestantisme s'en vient à s'écrier: « Emori malim, quam ab hoc viroavelli » (/6td.,p. 160). — La même année, il écrit à un chartreux: « Scio nec apostatam illum esse (!), et cœlebare et jejunare et orare, ita ut cum Ghartusiis quoque conferri possit (!)... Ostende quid ille erret, doctri-
saient chorus, et cela, même pendant et après le séjour à la Wartbourg (i52i), alors que par ses propres aveux, Luther lui-même avait fait savoir ce qu'il fallait penser de sa piété, alors que ses passions indomptées s'étaient de plus en plus ouvertement montrées au grand jour i. Tout ce concert d'éloges cachait une tac-
nam damna; mores non potes » (i6id., p. 200).— En iSai, il parle de 1' « optimus et sanctissimus homo Lvitherus » (Ibid.,
I. Ci-dessus, t. III, p. t^ç)l^, n. 2. En 1630, un disciple de Luther écrit qu'il est évident « Lutherum esse viventis Dei angelum, qui palabundas Christi oves pascat solo veritatis verbo » (Weim, VII, 186).
A la fin de l'écrit Doctor Martini Luthers offenliche verhôr zu Worms im Reichtag ; red und widerred am 17. tag aprilis im Jar 1521 beschechen (Comparution du Docteur Martin Luther à la diète de Worms; discours et réponse du 17 avril 1521 (sic, pour 18 avril), on lit :
Martin, savant, pieux par-dessus tous les Pères, De sainte Catherine insigne successeur.
Eclipsant des Latins les païennes lumières, Des pécheurs délaissés frère consolateur, Des âmes guérisseur et conseiller fidèle, Interpi'ète choisi du Testament divin :
Dieu conserve toujours la doctrine aussi belle. Et bénisse à jamais ton généreux dessin.
[ Pour cette traduction en vers et quelques autres de ce volume, nous avons été aidé par M. l'abbé Gauthier, de Nantes, auteur de nombreuses compositions poétiques].
Le 37 mars 1622, Alb. Durer écrivait à Beatus Rhenanus : « Vir est quantum ex vultu apparet, benignus, mansuetus et hilaris, vox ejussuavisetsonoraatqueetiamita, ut admirer suavemloquentiam loquitur, quidquid, hominis. Piissimum est quidquid docet, quidquidagit, etiamsi ab impiissimis inimicis ejus diversum dicatur. Hune qui semel audierit, modo si non fuerit saxo (sic), iterum atque iterum audire cupit, adeo tenaces aculeos infigit animis auditorum. Breviter, in eo viro nihil, quod ad absolutissimam christianse religionis pietatem faciat, desiderari queat, etiamsi semel universi mortales una cum portis inferi contradixerunt ». (Zeitschrift fiir Kirchengeschichte, V (1882), 332-333). Je laisse de côté d'autres