‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 60 sur 278 · Voir, ci-dessus, t. II, p. 162 et suiv · texte numérisé non relu

Voir, ci-dessus, t. II, p. 162 et suiv

fois s'y révèlent déjà ses autres défauts. Mais à partir de i5i5, alors que déjà la « lumière de l'Evangile » lui était apparue, alors que son expérience l'avait convaincu que la concupiscence était absolument invincible, il se surveilla de moins en moins ; surexcité par les attaques de ses adversaires, il donna libre carrière à sa violence 1, et il en vint à combattre la chasteté sacerdotale et monastique, c'est-à-dire la continence. Dès lors 2, il perdit complètement la pudeur, « cette compagne de la chasteté, qui, au premier aspect du danger, s'interpose pour l'empêcher d'être violée ^ ». C'est surtout à partir de cette époque que son vrai naturel se manifesta par un ton brutal et même des obscénités'*'.

Nous rencontrons pour la première fois ces grossièretés dans un sermon de i5i5, sermon très violent et fort peu édifiant ^. Dans son Commentaire sur VEpître

1. On en trouve des preuves dans tout le cours de cet ouvrage. Dès i5i4 (ci-dessus, t. II, p. 4 19), mais surtout à partir de iSig, il ne pouvait parler de ses adversaires sans prendre un ton extrêmement violent et grossier.

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