‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 61 sur 278 · C'est-à-dire à partir de 1620 et · texte numérisé non relu

C'est-à-dire à partir de 1620 et

3. Ambrosius, De officiis ministrorum, I, c. 18, n. 69. (Migne, Patr. M., t. 16, c. /18).

4. Le théologien protestant Ammon dit que, dans les sermons de Luther, on rencontre trop souvent des expressions, des récits, des proverbes et des passages « qui ne peuvent s'expliquer que par une éducation inférieure, par une humeur passionnée, par un manque de préparation et de calme réflexion ». (Handbucli der Anleitang zur Kanzelberedsambeit, 3° édit., Nûrnberg, 1826, p. 35). Puissent les protestants se décider enfin a se demander d'où il vient que plus il s'éloigne du catholicisme, plus Luther devient grossier et cynique.

5. Weimar, I, 5o ; IV, 681 : « Voyez comme il s'est embrené. Cui optime respondetur : « Eh bien ! mange. » [Le sermon est en

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aux Romains, on trouve des comparaisons et des histoires licencieuses qui sont loin de dénoter des sentiments délicats i. On y voit en même temps que, pour ridiculiser ses adversaires, Luther devient facilement trivial et obscène. Toutefois, à cette époque, comme nous l'avons fait remarquer, ce ton grossier et graveleux est chez lui une exception. En i5i8, nous lui entendons dire dans un sermon de carême (!) : (( 11 n'y a pas de quoi étaler nos œuvres avec tant de fierté ; le diable peut s'essuyer le cul avec 2. » Puis, à partir du moment où il ne s'imposa plus aucune retenue, c'est-à-dire à partir de 1620, époque de son apostasie définitive, ainsi donc, à partir du moment où il devint le « Réformateur », 1' « homme de Dieu », l'u instrument choisi par Dieu », alors dans ses écrits, (je dis dans ses écrits authentiques et non pas seulement dans les Propos de Table, que je laisse ici complètement de côté), il prend si fréquemment ce ton grossier et licencieux, que l'on pourrait presque dire de lui comme de Foiseau : « On le reconnaît à son chant 3 ». En outre, tout dès lors y devient plus massif,

latin; mais ces mots sont en allemand; c'était l'habitude de Luther quand il voulait dire un mot grossier ou populaire]. Sur ce sermon, voir aussi, ci-dessus, t. II, p. /127.

1. Ci dessus, t. I, p. 387, n. 2, — Dans ce même Commentaire on lit une histoire aussi inepte que malpropre sur un homme « qui pour l'amour de Dieu ne voulait pas uriner ». Voir Quellenbelege 1906), p. 33o ; [Ficker, II, 243].

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