‹ Luther et le Luthéranisme (volume 2)Chapitre 74 sur 278 · LES PROVERBES DE LUTHER · texte numérisé non relu

LES PROVERBES DE LUTHER

peine à connaître leur art cochonnier tout aussi bien qu'eux 1 ». Laisse-les en paix, ceux qui « vivent comme des pourceaux, qui s'étendent sur les résidus et qui s'engraissent afin d'être bientôt égorgés ^ », etc. En i543, dans son ouvrage sur les Juifs et leurs mensonges, il leur dit : a Donne-moi le baiser de paix à cette truie sous la queue ^ ».

Mais Luther sait aussi trouver au cochon des côtés poétiques. Il dit en parlant des sots qui veulent faire œuvre d'hommes avisés : « C'est comme si un âne voulait jouer de la harpe et une truie se mêler de filer ^ ». Le duc Henri de Brunswick est « leste et agile comme une vache sur un noyer ou comme une truie sur une harpe 5)). Et quoique « le cochon ne puisse être pigeon, ni le coucou, rossignol 6», nous venons toutefois de voir Luther appeler le pourceau « rossignol », et donner à la truie le nom de a chère grand'mère "^ ».

Dès lors, on soupçonne assez où il devait aller chercher ses comparaisons : volontiers, il avait recours aux proverbes les plus grossiers, et il a même dressé un catalogue de proverbes de ce genre 9. Thiele, l'éditeur

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